19.11.2006
l'effet papillon
00:25 Publié dans Volées à la volée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Klimt
18.11.2006
Olga Pona
Ai assisté ce soir au TNN à 2 ballets de la compagnie Olga Pona, Nostalgia puis Waiting.
Le premier manquait de fluidité, de cohérence malgrè quelques belles figures.
Le second, plus scénarisé et soutenu par une bande-son magnifique, entre techno, trip hop et mélopées orientales, emporta l'adhésion d'un public trop rare.
Ou comment dire le communisme, la domination masculine, la liberté des femmes sous condition, la soumission aux bas intinscts, la libération par l'humour avec le seul langage du corps.
Viva Olga Pona !
23:40 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Olga, Pona, Danse, Chorégraphie
12.11.2006
Bamako
![]()
Butineurs, browsers, brothers de tous pays, changez de toit, changez de toile et allez donc voir Bamako d'Abdherramane Sissoko !
Un beau film malien sur les tours et détours de la mondialisation, sous forme de procès, de western à Tombouctou, de beautés fatales en boubous. Bref, rien que du bon, du beau, du dur, du vrai ciné.
21:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La société du spectacle
Après avoir assisté à l'Espace Magnan à Nice, à la projection-débat de ![]()
Volem rien foutre al pais, le dernier opus du trio Pierre Carles/Christophe Coello/Stéphane Goxe,
je me suis replongé dans la lecture de La Société du Spectacle de Guy Debord.
En 1967, le philosophe dénonçait déjà "la domination de l'économie sur la vie sociale" responsable pour toute "réalisation humaine (d') une évidente dégradation de l'être en avoir" puis d'un "glissement généralisé de l'avoir au paraître. "
Lucide sur le fondement de la société de consommation, il affirmait notamment :
"Chaque nouveau mensonge de la publicité est aussi l'aveu de son mensonge précédent".
Pas étonnant qu'à la fin, las de se foutre du monde, des experts en marketing
n'hésitent pas à proférer que telle lessive lave plus blanc que blanc.
Une chose est sure, ils nous lavent bien le cerveau.
12:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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© alexandre carayon, 2006
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11:15 Publié dans Droits d'auteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dire la vague
Dire la vague qui roule, clapote, plonge avant le roc, éclate, s’envoie en l’air dans une gerbe d’écume et retombe, brisée, sur le quai, sur le sable, sur le pont, sur le front, sur l’algue, la vague qui exhale l’iode, le sel, la vague qui exalte, qui caresse, qui gifle, qui lèche l’arapède, qui chatouille le crabe, le pousse à passer son chemin sous la mer, à pincer les fesses écaillées des sirènes, la vague perpétuelle, la vague sans bagage, sans canne ni chapeau, qui vaque à ses occupations de vielle fille revêche avide de naufrage ou de jeune égérie des lagons aux colliers de coraux, la vague qui déferle, la vague kamikaze, qui charrie dans la vase le corps mort de l’extase, la vague qui abonde, la vague qui dégonde, la vague qui mâte, démâte, renâcle, la vague qui s’invite au cénacle des poètes au pied marin et à la main baladeuse, quand il faut naviguer à vue dans le ventre des murènes échouées dans les ports, la vague qui s’engouffre dans les brèches et joue à cache-cache avec le calfat qui calfate, le matelot qui écope et colmate, la vague catapulte, la vague catafalque, qui craque et décalque sa colère sur la coque des sans terre, la vague qui avale, la vague qui recrache, la vague qui digère mal vomit des marées noires où s’engluent mouettes et cormorans, la vague qui fouette les sangs, qui berce les enfants, qui monte et qui descend, au ciel vers l’abysse, la vague qui tague avec la rouille, la vague amie de la vadrouille, la vague qui jamais ne bredouille, la vague, l’onde, vagabonde.
alexandre carayon
21/09/06
10:47 Publié dans Prose | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Supercherie
Points jaunes lampadaires
Points rouges feux arrière
Points bleus gyrophare
La nuit la ville me nuit moins
Elle clignote et palpite
Elle feule, meule sa belle gueule noire
De suie, de sang, de sommeil
Elle peint à l’huile, elle tourne au
Vinaigre balsamique elle enveloppe
L’homme enfoui dans la femme
L’âme en fuite dans ses ruelles
Sombres où croisent semblables
A des torpilleurs de la torpeur et du
Désir
Coupe-gorges et gorges chaudes
Ingénues mauvais génies
Bon brute truand
Supercherie.
alexandre carayon
22/10/06
10:35 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2006
Sarah Lune
Un faux tigre du Bengale
Le cou d’une girafe
Tacheté
La roue du paon
Increvable
Un hibou au bout des lèvres
D’une femme qui ne trouve
Pas le sommeil, ni aucun homme
A son goût
Les deux pieds dans une bassine
Une jolie fille au crâne rasée
Voit sa mémoire effacée
Un homme élégant
Complet de lin blanc, souliers de cuir blanc
Marche sur des œufs, les mains dans les poches
Entre chien et loup, cherche sans un mot
A l’ombre de son
Chapeau
A bord mou son alter ego
Prudemment
Taille la route
Comme un tailleur de diamant.
alexandre carayon
19:35 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Roi Dogon
Statue de bois
Profil haut
Coiffée d’une sorte de bicorne
J’héberge chez moi, n’en déplaise
A Nicolas Sarkozy
Un sans-papier du Mali
Roi Dogon sans bras ni jambe
Un roi tronc.
Un cube creuse son ventre à
Cinq faces comme pour mieux digérer
Les couleuvres avalées
De tous temps
Des falaises de Bandiagara au gymnase de Cachan
Je l’ai emprunté à mon père
Qui l’avait rapporté d’Afrique
Occidentale
Sur un coup de foudre
Occipital.
Il y a des triangles sculptés au
Couteau
Sur sa tunique tribale.
alexandre carayon
Nice, 07/10/2006
19:20 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



