25.03.2007
Indes
Des crinières de lions des trompes d’éléphants des serpents autour du cou des phallus dressés
Des points rouges au front des
Pieds nus, des ongles
Vernis des poignets couverts de bijoux
De saris safran, ocre, jaune, orange
Des femmes langoureuses drapées de soie parfumées de la nuque jusques
Au creux des reins
Princesses toutes princesses parfois faites putains par ce foutu destin
Des corps de femmes enfants s’offrant parfois souffrant souvent
Vulves soufflets, bouches crispées, soupirs et cris de celle que l’on déchire dans sa chair
D’enfantCi-joint la dot pour barbares, en barbes et turbans issus de castes castratrices d’élan,
Cités high-tech aux tours dorées bordées de tentes de bric
Et de broc, sur des terrains du vague à l’âme
Où s’entassent un peuple en haillons, non loin d’un peuple en costume
Unis par le goût des épices et du riz basmati,
Miracle ou déraison ?
Par le chant des dieux
Tous se laissent bercés Abracadabra,
Poux, cailloux, genoux, Brahmâ, Vishnou , Shiva,
Tu conserveras ce que tu as construit et point encore n’as détruit
Au cœur des ténèbres et de la lumière et du contre jour
Moi l’occidental ignorant tout de l’hindouisme et des Indiens
Gavé par les médias (comme une oie tantriste ?) de clichés exotiques
J’aime parmi ces millions de gens, ceux qui dodelinent de la tête pour un oui pour un non
Et dont la gentillesse et l’humour potache pourraient désarmer
Des tireurs à canons pointés sur des vaches
Sacrées.
alexandre carayon
16:29 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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