05.08.2007
Homo pontifex
Des images, toujours plus d’images.
Figures, faces, profils
Vue en coupe au fusain d’un coït par
Leonard
De Vinci
Pont de sève et pont coquin
Ponts de pierre et de sueur
Piles de nerfs et de couleur
Je ne connais rien de la vie de Michel Serres mais elle m’a l’air
Bien remplie
Pour un peu je l’envie
Vivre de ses écrits voilà rêve à moi jusqu’alors inabouti
Voire embouti par le véhicule sans frein de la conscience professionnelle
J’irais bien à Djibouti, à Aden sur les traces d’Albert Londres
Le grand reporter
Avec ma bien aimée par la main tenue et mon fils dans le dos accroché
Survoler la Terre
J’irais bien à Pékin plus de cinquante-cinq jours
Promis je me donnerais un mal de chien errant
Pour apprendre le mandarin et la recette
Des nouilles sautées au soja.
J’irais bien en Chine sur les traces de mon arrière grand-père, pépé Peola
Marin qui pilla lors de ses escales quelques lieux sacrés
Mais
Revint entier, les poches de la vareuse et du paletot
Pleines d’objets : vases peints, tasses de thé, dragons sculptés.
alexandre carayon Nice, le 05/08/0714:15 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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