28.10.2007
Michael Clayton
Du sexe de la violence. Voilà les ingrédients de la recette du succès.
Voilà ce qui nourrit les affamés que nous sommes.
Coups bas, coups au visage, posture vulgaire et imposture ordinaire.
Rares aujourd’hui les livres ou les films qui échappent au diktat des corps nus qui se mêlent ou se vident de leur substance intime.
Vu ce soir « Michael Clayton » avec George Clooney en avocat perdant magnifique, il n’y a pas un coup de feu, pas un baiser sulfureux, rien que des mots, des mensonges, mis sur écoute, des balles verbales, une explosion qui ne fait pas de victime juste des dégâts collatéraux sur le héros, juste sa pugnacité juste son refus de laisser la pourriture gagner la chair d’innocents fermiers. J’en dis trop mais je ne dis rien tout est dit au départ, presque tout.
Courez le voir, par les temps qui courent, ce petit thriller vaut le détour en Mercédes-Benz.
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26.05.2007
Le scaphandre et le papillon
Cloué au lit, puis dans un fauteuil.
Corps intact mais paralysé pas plus utile qu’un cors brisé.
Lèvre inférieure tordue par un rictus permanent qui rend la bouche moins hermétique et
provoque l’écoulement d’un filet de bave que l’infirmière, votre fils ou votre ex-femme essuie lors d’une visite.
Jean-Dominique Bauby a fini sa vie à Berck-sur-mer, l’esprit vif mais prisonnier d’un corps mort.
Un papillon dans un scaphandre.
Appel d’air, choc contre le hublot. Dehors il fait bon vivre, dedans la mort vous guette.
Quand il ne reste que l’imagination et la mémoire, que cligner de l’œil est l’ultime moyen de communiquer, parole réduite à des signaux binaires, il en faut de la rage pour vivre, pour dépasser la honte de n’être plus que l’ombre de soi, la bouillie de soi.
Film sublime, Le scaphandre et le papillon, m’a fait pleurer, à plusieurs reprises, sur le sort de ce type qui ne m’est rien, qu’un autre homme, un semblable désassemblé.
Il y a aussi beaucoup d’humour, d’auto-dérision de la part du malade. Pensez-donc, deux nurses splendides de sensualité et compassion s’occupent de lui, en blouse blanche entrouverte sur leur peau cuivrée ! Lui, dont le désir éveillé demeure comme un fantasme, une bulle de savon qui n’éclatera plus jamais, que nulle muse ne saurait voir éclore et encore moins satisfaire.
Film bouleversant qui incite à vivre vite tant qu’on peut vivre bien.
A voir toutes affaires cessantes.
alexandre carayon26/05/07
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02.12.2006
BLACK BOOK
Sur la résistance, à la folie humaine, à la médiocrité,
Sur le désir de vivre, de jouir, de se venger
Sur le dépassement de soi, de l'horreur
Sur les femmes fatales et les hommes fatalement conquis
Sur les forces du bien et du mal, qui couvent ensemble sous la peau d'un même homme
BLACK BOOK, le dernier film de Paul Verhoeven en dit long.
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12.11.2006
Bamako
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Butineurs, browsers, brothers de tous pays, changez de toit, changez de toile et allez donc voir Bamako d'Abdherramane Sissoko !
Un beau film malien sur les tours et détours de la mondialisation, sous forme de procès, de western à Tombouctou, de beautés fatales en boubous. Bref, rien que du bon, du beau, du dur, du vrai ciné.
21:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


