11.12.2007
Sur un air de Coleman Hawkins
Comme sur la route de Kerouac
Le temps glisse comme l’asphalte sous les roues d’un coupé qui fend l’air.
Notre fils dort blanc comme un lys
Ses mains, deux pâtes à modeler
Son visage ovale est plus doux qu’un carré
De soie Hermès
Rêvant peut-être à la princesse galac-
Tique la plus jolie de l’univers.
alexandre carayon
17:20 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.10.2007
Clepsydre
Chiennes en chaleur
Au pétale de rose mué en marshmallow
Bastringue où bossent les abaisseuses de string
Cabaret sauvage où coule à flot
Le carbernet sauvignon
Culbute au fond des huttes
O culte du corps catapulte !
Cache-cœur cache-misère
Chère chair
Peau de pêche léchée sous la hanche
Le désir d’ailleurs sidère le ci-désert
La bouche à baisers-bulles règle nos transports
Jusqu’à la jouissance sans Josas ni jasmin
Fantasmes enfouis dans les fentes de l’âme
L’amour vibre comme l’hydre de Lerne vitrifiée dans un clepsydre.
alexandre carayon24/10/07
22:40 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.08.2007
Homo pontifex
Des images, toujours plus d’images.
Figures, faces, profils
Vue en coupe au fusain d’un coït par
Leonard
De Vinci
Pont de sève et pont coquin
Ponts de pierre et de sueur
Piles de nerfs et de couleur
Je ne connais rien de la vie de Michel Serres mais elle m’a l’air
Bien remplie
Pour un peu je l’envie
Vivre de ses écrits voilà rêve à moi jusqu’alors inabouti
Voire embouti par le véhicule sans frein de la conscience professionnelle
J’irais bien à Djibouti, à Aden sur les traces d’Albert Londres
Le grand reporter
Avec ma bien aimée par la main tenue et mon fils dans le dos accroché
Survoler la Terre
J’irais bien à Pékin plus de cinquante-cinq jours
Promis je me donnerais un mal de chien errant
Pour apprendre le mandarin et la recette
Des nouilles sautées au soja.
J’irais bien en Chine sur les traces de mon arrière grand-père, pépé Peola
Marin qui pilla lors de ses escales quelques lieux sacrés
Mais
Revint entier, les poches de la vareuse et du paletot
Pleines d’objets : vases peints, tasses de thé, dragons sculptés.
alexandre carayon Nice, le 05/08/0714:15 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.05.2007
Car Park Kiss

12:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.04.2007
Oubli de soi
Oubli de soi
Dans les yeux noirs d’une
Inconnue
Entre ses seins devenus
Seuls refuges pour les
Mains tremblantes et moites
Oubli de soi
Dans le ventre souple, le ventre
Chaud
Fourreau pour l’épée de peau
Captive
Eruptive
Rétive
Apprivoisée au crépuscule
Ayant donnée
Des coups
Dans l’eau
Capillaires qui capitulent
Chair aux parfums capiteux
En pitance des amoureux.
alexandre carayon
Nice, 21/04/07
22:33 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.03.2007
Indes
Des crinières de lions des trompes d’éléphants des serpents autour du cou des phallus dressés
Des points rouges au front des
Pieds nus, des ongles
Vernis des poignets couverts de bijoux
De saris safran, ocre, jaune, orange
Des femmes langoureuses drapées de soie parfumées de la nuque jusques
Au creux des reins
Princesses toutes princesses parfois faites putains par ce foutu destin
Des corps de femmes enfants s’offrant parfois souffrant souvent
Vulves soufflets, bouches crispées, soupirs et cris de celle que l’on déchire dans sa chair
D’enfantCi-joint la dot pour barbares, en barbes et turbans issus de castes castratrices d’élan,
Cités high-tech aux tours dorées bordées de tentes de bric
Et de broc, sur des terrains du vague à l’âme
Où s’entassent un peuple en haillons, non loin d’un peuple en costume
Unis par le goût des épices et du riz basmati,
Miracle ou déraison ?
Par le chant des dieux
Tous se laissent bercés Abracadabra,
Poux, cailloux, genoux, Brahmâ, Vishnou , Shiva,
Tu conserveras ce que tu as construit et point encore n’as détruit
Au cœur des ténèbres et de la lumière et du contre jour
Moi l’occidental ignorant tout de l’hindouisme et des Indiens
Gavé par les médias (comme une oie tantriste ?) de clichés exotiques
J’aime parmi ces millions de gens, ceux qui dodelinent de la tête pour un oui pour un non
Et dont la gentillesse et l’humour potache pourraient désarmer
Des tireurs à canons pointés sur des vaches
Sacrées.
alexandre carayon
16:29 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.02.2007
Des chevaux
Des chevaux
Au galop
D’essai
Des chevaux
De frise
Des chevaux
Qui s’enlisent
Dans le fleuve épais liquide traître aux tourbillons
Qui font boire le bouillon
Des chevaux
Au trop
Plein
Des chevaux sous
Le capot
Des chevaux fiscaux
Des facteurs
Chevaux
Des chevaux fantastiques
Oubliés relégués
Aux oubliettes du transport en commun, (finis coche, calèche, finis fiacre, tilbury !)
Dans des ranchs périurbains
Purs-sangs montés à cru par des bourgeoises à cran, pauvres belles pouliches à leur tour,
Mal montées par leur riche
Directeur de mari
Malgré le shorty
De tulle brodé devant, goutte d’eau en haut du dos
Des chevaux qui s’inclinent dans les courbes
La crinière en bataille avec mille flammes noires dansant le flamenco
Qui se cabrent bondissent qui se ruent qui hennissent
Dont la robe fume quand leur sueur se mêle à la fraîcheur des bois
Des chevaux
Qui collent à leurs sabots l’écho du vent sauvage.
alexandre carayon
21:30 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.01.2007
El miedo
De calquier parte
Que venga
El miedo
Devasta
Sus victimas
Como el fuego
Un almohada
De plumas.
alexandre carayon
10:27 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2006
Supercherie
Points jaunes lampadaires
Points rouges feux arrière
Points bleus gyrophare
La nuit la ville me nuit moins
Elle clignote et palpite
Elle feule, meule sa belle gueule noire
De suie, de sang, de sommeil
Elle peint à l’huile, elle tourne au
Vinaigre balsamique elle enveloppe
L’homme enfoui dans la femme
L’âme en fuite dans ses ruelles
Sombres où croisent semblables
A des torpilleurs de la torpeur et du
Désir
Coupe-gorges et gorges chaudes
Ingénues mauvais génies
Bon brute truand
Supercherie.
alexandre carayon
22/10/06
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11.11.2006
Sarah Lune
Un faux tigre du Bengale
Le cou d’une girafe
Tacheté
La roue du paon
Increvable
Un hibou au bout des lèvres
D’une femme qui ne trouve
Pas le sommeil, ni aucun homme
A son goût
Les deux pieds dans une bassine
Une jolie fille au crâne rasée
Voit sa mémoire effacée
Un homme élégant
Complet de lin blanc, souliers de cuir blanc
Marche sur des œufs, les mains dans les poches
Entre chien et loup, cherche sans un mot
A l’ombre de son
Chapeau
A bord mou son alter ego
Prudemment
Taille la route
Comme un tailleur de diamant.
alexandre carayon
19:35 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


